ATTEINTE NEUROLOGIQUE LIÉE AU VIRUS DE L’HÉPATITE E

464 patients ayant eu une manifestation neurologique aigue non liée à un traumatisme crânien ont été prélevés à la recherche d’une infection par l’hépatite E (sérologie VHE et PCR VHE) dans 4 centres en europe. 11 patients avaient des stigmates d’infection récente par l’hépatite E (2.4%) et avaient un syndrome de Parsonage et Turner (névralgie amytrophiante de l’épaule avec atteinte bilatérale) dans 4 cas, un accident vasculaire cérébral dans 4 cas, des crises d’épilepsie dans 2 cas et une paralysie faciale et vestibulaire dans 1 cas. Aucun des patients n’avaient un ictère et la cytolyse hépatique était soit absente soit < 5 fois la normale. Au total, cette étude confirme le rôle potentiel mais rare de l’infection par l’hépatite E dans la survenue de troubles neurologiques aigues, en particulier la névralgie amyotrophiante de l’épaule.

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POIDS DES HÉPATITES VIRALES DANS LA SANTÉ DES POPULATIONS DE 1990 À 2013: UNE ÉTUDE MONDIALE

Etant donné les effets des nouveaux traitements du VHB et du VHC ainsi que les efforts effectués en termes de prévention et de vaccination, l’épidémiologie des hépatites virales s’est modifiée. Cette très large étude a modélisé l’influence des hépatites virales A, B, C, E dans le monde en comparaison à la période 1990. Sur la période étudiée, le poids des hépatites virales dans la morbi-mortalité s’est accentué. A titre d’exemple, les hépatites virales sont passées de la 10e à la 7e cause de décès dans le monde entre 1990 et 2013. De manière générale, la mortalité liée au VHA, au VHB et au VHE a diminué sur la période d’étude alors que celle liée au VHC a augmenté. Des données futures seront nécessaires pour affiner le rôle des nouveaux traitements antiviraux directs anti-VHC sur la réduction de mortalité à l’échelle mondiale.

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RISQUE DE TRANSMISSION DU VIRUS DE L’HÉPATITE E PAR LE LAIT DE VACHE ?

En Europe, l’hépatite E se transmet classiquement par la consommation de viande de porc. Une étude asiatique publiée dans Hepatology a retrouvée de l’hépatite E dans les selles de 37% des vaches examinées. Toutes les vaches ayant une infection par le virus de l’hépatite E avaient de l’hépatite E détectable dans leur lait. Le virus était semblable au virus de l’hépatite E de génotype 4 observé chez l’homme et chez le porc. Le lait des vaches était capable d’infecter des macaques par le virus de l’hépatite E suggérant la possibilité de contamination du virus de l’hépatite E par le lait de vache. La pasteurisation ne détruisait pas le virus de l’hépatite E alors que faire bouillir le lait à 100°C pendant 3 minutes permettait de détruire le virus.

Cette étude suggère que l’hépatite E pourrait se transmettre via le lait de vache. La preuve de ce type de transmission reste à démontrer chez l’homme.

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SÉROPRÉVALENCE DE L’HÉPATITE E EN FRANCE : ÉTUDE MENÉE CHEZ LES DONNEURS DE SANG

L’hépatite E est une pathologie en pleine évolution, en raison de la multiplication des données la concernant. La séroprévalence, notamment en France, est en partie mal connue. Les auteurs de ce travail se sont intéressés à la séroprévalence des IgG et IgM anti-VHE dans une population de plus de 10.000 donneurs de sang répartis sur le territoire français. La séroprévalence globale des IgG (indépendamment de la région) était de 22,4%, ce qui est très élevé, avec des disparités importantes selon les régions (cf. carte de France détaillée fournie dans l’article). La contamination oro-fécale et le réservoir porcin expliquaient une séroprévalence plus élevée en cas de consommation de viande de porc, d’abats, d’huîtres… La consommation d’eau en bouteilles était en revanche un facteur protecteur.

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