Publication des articles de veille scientifique

TERLIPRESSINE VERSUS NORADRÉNALINE POUR LE TRAITEMENT DU SYNDROME HÉPATORÉNAL

Cette étude indienne randomisée contrôlée ouverte a comparé la terlipressine (2 à 12 mg/jour) (n=60) versus la noradrénaline (0.5 à 3 mg/h) chez les malades cirrhotiques ayant un syndrome hépatorénal de type 1. L’objectif primaire était le taux de réversibilité du syndrome hépatorénal à 15 jours. La terlipressine était associée à un taux plus élevé de réversibilité du syndrome hépatorénal à 15 jours (40%) comparée au groupe noradrénaline (20%, P =0.001). Il existait une diminution du recours à la dialyse dans le groupe terlipressine (56.6%) versus le groupe noradrénaline (80%, P=0.006). La survie à 28 jours était plus élevée dans le groupe terlipressine. Le taux d’effets secondaires étaient plus élevé dans le groupe terlipressine que le groupe noradrénaline (plus de diarrhées, de douleurs thoraciques et de cyanose).

Au total, la terlipressine a une meilleure efficacité que la noradrénaline dans le traitement du syndrome hépatorénal avec cependant un taux d’effets secondaires plus important

RISQUE DE CARCINOME HÉPATOCELLULAIRE CHEZ LES PATIENTS AVEC UNE STÉATOPATHIE MÉTABOLIQUE

Cette étude américaine épidémiologique rétrospective a comparé la survenue du carcinome hépatocellulaire chez 296 707 patients avec stéatopathie métabolique versus 296 707 patients témoins sans hépatopathie. L’incidence du CHC était plus élevé chez les patients avec stéatopathie métabolique que chez les témoins (HR=7.62 IC95% : 5.76-10.09). L’incidence annuelle du CHC était plus élevée chez les patients cirrhotiques (1.6% de CHC par an). Néanmoins, 20% des CHC développés sur stéatopathie métabolique étaient développés sur un foie non cirrhotique

Au total, l’incidence du CHC chez les patients cirrhotiques dues à une stéatopathie métabolique est de 1.6% par an justifiant un dépistage semestrielle par échographie hépatique.

NORFLOXACINE CHEZ LES PATIENTS AVEC CIRRHOSE CHILD PUGH C

Cette étude randomisée multicentrique française a comparé la norfloxacine 400 mg/jour (n=144) versus placebo (n=147) chez les patients avec une cirrhose classée Child Pugh C. L’objectif primaire de l’étude était la survie globale à 6 mois et celle-ci n’était pas différente entre le groupe norfloxacine (14.8%) versus le groupe placebo (19.7%) (P=0.21). Le nombre total d’infection bactérienne était diminué dans le groupe norfloxacine sans entrainer d’augmenter la survenue d’infections à bactéries multirésistantes. Dans le sous-groupe des malades avec une ascite pauvre en protide < 15 g/l, la survenue d’un syndrome hépato rénal était diminuée dans le groupe norfloxacine comparé au groupe placebo. Au total, l’antibioprophylaxie primaire par norfloxacine n’augmente pas la survie à 6 mois chez les patients avec cirrhose Child Pugh C