GROSSESSE ET MALADIE DE WILSON

Un article qui va faire date dans pour une situation délicate : la grossesse chez les malades atteintes de maladie de Wilson. Cette étude multicentrique internationale a analysé 282 grossesses chez 136 femmes atteintes de maladie de Wilson. Une dégradation des tests hépatiques s’est produite dans 6% des grossesses, mais les anomalies des tests hépatiques disparaissaient après l’accouchement. L’aggravation des symptômes neurologiques se produisait chez 1% des malades, mais persistait après l’accouchement. Le taux de fausses couches ou avortement était de 26%, mais ce taux était plus bas lorsque la maladie de Wilson était traitée. Des malformations ou anomalies du bébé étaient présentes dans 3% des grossesses à terme.

En conclusion, la grossesse chez les malades atteintes de maladie de Wilson traitées (chélateur du cuivre et/ou zinc) est sûre pour la mère et associée à un faible taux de malformations ou anomalies du bébé. Le traitement doit être maintenu durant la grossesse et les malades surveillées.

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BIOPSIE HÉPATIQUE PENDANT LA GROSSESSE

Cette étude de registre a comparée l’évolution de la grossesse des femmes ayant eu une biopsie hépatique percutanée pendant la grossesse (n=23 pour des indications diverses : hépatite C, hépatite auto-immune, hépatopathie inconnu, tumeur hépatique etc…) versus 1 953 887 patientes enceintes n’ayant pas eu de biopsies hépatiques. 13 patientes ont eu une biopsie le premier trimestre et aucune biopsie ne s’est compliquée d’hémorragie. Il n’y avait pas plus de mort fœtale à la naissance dans le groupe biopsie (0%) comparé au groupe contrôle (0.3%). Il apparaissait une tendance non significative à la survenue d’accouchement prématuré dans le groupe biopsie (RR=2.6; 95%CI=0.9-7.5) et les auteurs ont observés un poids à la naissance significativement plus bas (RR=5.2; 95%CI=1.8-14.8).

En conclusion, la biopsie hépatique pendant la grossesse semble être associée à un bon pronostic materno-fœtale avec une légère augmentation du risque d’accouchement prématuré et de petit poids à la naissance. Ces conclusions doivent être modérées par le faible nombre de patientes (23) avec une biopsie pendant la grossesse dans cette série.

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L’UTILISATION DES THIOPURINES AU MOMENT DE LA CONCEPTION ET DURANT LA GROSSESSE N’EST ASSOCIÉE NI À LA SURVENUE D’ÉVÈNEMENT INDÉSIRABLES DURANT LA GROSSESSE NI DURANT LA PREMIÈRE ANNÉE DE VIE DES ENFANTS

Les Thiopurines, et en particulier l’azathioprine, sont fréquemment administrées aux malades atteints d’hépatite auto-immune. Beaucoup étant des femmes jeunes, la question de la grossesse et de la gestion du traitement immunosuppresseur durant la grossesse peut se poser.

Cette étude prospective Néerlandaise a inclus toutes les malades avec maladie inflammatoire de l’intestin qui ont consulté entre 2008 et 2016 dans un centre de conseil pré-conceptionnel. Parmi les 319 malades ayant eu un conseil pré-conceptionnel, il y a eu 78 fausses couches et 311 naissances d’enfants vivants provenant de 232 mères.

108 grossesses ont eu lieu sous Thiopurines (dont de l’azathioprine dans 88% des cas) et 203 sans thiopurine.

La prise de thiopurine n’était pas associée à la survenue de fausses couches spontanées, ni à un taux plus élevé de trouble de la croissance, d’infections, d’allergies, ou de maladies chroniques chez le bébé à 1 an de vie.

Ces résultats suggèrent que l’utilisation d’Imurel durant la grossesse est sûre pour la mère et l’enfant.

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TRAITEMENT DE L’HYPEREMESIS GRAVIDARUM: UNE REVUE SYSTÉMATIQUE DANS LE JAMA

Nous sommes parfois sollicités par nos collègues obstétriciens pour la prise en charge des vomissements au cours de la grossesse et notamment pour la prise en charge de l’hyperemesis gravidarum. Dans cette revue systématique, plusieurs interventions thérapeutiques ont été évaluées, provenant le plus souvent d’essais randomisés. De manière constante , le meilleur traitement pour les vomissements intenses et l’hyperemesis gravidarum était l’ondansétron, dont les résultats étaient meilleurs que le métoclopramide ou la prométhazine (critère de jugement basé sur un score de nausées). Il semble donc que ce traitement doive être proposé en première intention en cas de symptômes importants.

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LE TÉNOFOVIR DIMINUE LE RISQUE DE TRANSMISSION PÉRINATAL DE L’HÉPATITE B

Une étude randomisée chinoise publiée dans le New England Journal Of Medecine a comparée chez les patientes enceintes ayant une hépatite B chronique et une charge virale supérieure à 200 000 UI/ml un traitement par ténofovir au placebo. Le traitement était débuté à la 30ème semaines d’aménorrhée et continué jusqu’à 4 semaines après l’accouchement. Les enfants recevaient tous une sérovaccination à la naissance. 200 femmes enceintes ont été randomisées. Le tenofovir diminuait la charge virale en dessous de 200 000 UI/ML à la naissance chez 68% des patientes sous tenofovir contre 2% des patientes sous placebo (P<0.001). Le risque de transmission de l’hépatite B était significativement plus bas chez les patientes traitées par tenofovir (5%) comparées aux patientes traitées par placebo (18%, P=0.007). Le profil de tolérance pour la mère et l’enfant était bon. Au total, chez les patientes enceintes avec une hépatite B chronique et une PCR VHC > 200 000 UI/ml, un traitement par ténofovir diminue significativement la transmission périnatale du virus de l’hépatite B en association avec la sérovaccinsation.

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FOIE ET GROSSESSE

Les recommandations de l’American college of gastroenterology et une revue dans Journal of Hepatology sur les atteintes hépatiques au cours de la grossesse paraissent quasiment simultanément.

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