Premiers États Généraux de l’hépatite B

Premiers États Généraux de l’hépatite B Pendant la pandémie de Covid, l’hépatite B continue ses ravages silencieux. « Le plus contemporain des virus, le SARS CoV 2, ne doit pas faire oublier le plus ancien virus séquencé chez l’homme, qui nous nargue depuis 7000 ans » Un appel de la société civile à changer de regard sur cette maladie du foie. Premiers États Généraux de l’Hépatite B – L’essentiel Premiers États Généraux de l’Hépatite B – Document de synthèse Communiqué de presse 24 février 2021 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le 24 février 2021 Alors que la pandémie de Covid demeure à juste titre au centre de toutes les préoccupations, un virus beaucoup plus silencieux continue à faire des ravages dans le monde entier : le virus de l’hépatite B (VHB). Chaque jour, lui aussi tue des milliers de personnes, par cirrhose ou cancer du foie. Pourtant, lui aussi peut être vaincu grâce à un vaccin très efficace. Initiés mi-2019, les États Généraux de l’Hépatite B se sont donné pour objectif de mieux mettre en lumière les conséquences de l’hépatite B en France et de formuler des propositions pour une politique plus volontariste contre cette maladie. À l’issue d’une mobilisation sans précédent, de plus d’un an, les participants ont remis aux pouvoirs publics une série de propositions concrètes en décembre 2020. Il est temps désormais de passer aux actes ! Les propositions émises par les États Généraux de l’Hépatite B, qui ont réuni l’ensemble des acteurs de la société civile – patients, soignants et acteurs médico-sociaux – visent à mieux informer le public, les soignants, les autorités sanitaires et politiques pour changer le regard sur cette maladie encore trop souvent stigmatisée, qui touche 135 000 personnes en population générale en France. Elles proposent de faire de chaque patient porteur chronique du VHB un acteur averti de la lutte contre l’hépatite B et de renforcer la médecine préventive en combinant dépistage et prévention. Le combat contre l’hépatite B en France passe aussi par des mesures très concrètes à prendre à court terme. Les Tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) de l’infection par le VHB doivent pouvoir être réalisés dès maintenant afin d’améliorer le dépistage des personnes les plus éloignées du système de soins. Il est urgent également d’étendre à l’hépatite B l’arrêté du 22 décembre 2016 relatif à la protection du secret des actes et prestations pour les mineurs, pour leur permettre d’être pris en charge en toute confidentialité, comme c’est le cas pour les infections au VIH et au virus de l’hépatite C. Il faut organiser le rattrapage de la vaccination contre l’hépatite B pour les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans, afin que ceux nés avant l’obligation vaccinale des nourrissons instaurée en 2018, ne soient pas la génération oubliée du VHB. Enfin, le rattrapage de la vaccination contre l’hépatite B des personnes les plus exposées à partir de 16 ans doit être renforcé. S’attaquer résolument à l’hépatite B dès maintenant, c’est non seulement permettre à la France d’être au rendez-vous fixé par l’OMS…